Le Pélé VTT est un « temps fort » qui a lieu une fois par an. Il suit une pédagogie précise. Mais ce n’est pas un mouvement qui propose des activités et un suivi au long de l’année. Le Pélé VTT n’est pas en concurrence avec les groupes de jeunes existants, au contraire il est à leur service. Il peut facilement s’intégrer dans le programme d’année d’une aumônerie, d’un mouvement ou de tout autre groupe de jeunes. Le plus souvent, c’est un événement diocésain où se rassemblent les jeunes, les prêtres, les séminaristes et autres acteurs de la Pastorale des Jeunes d’un diocèse.

 

Un concept simple

Le Pélé VTT est un pèlerinage marial en VTT intergénérationnel pour l'évangélisation des jeunes de 11-15 ans.

 

5 jours pour progresser dans la foi

Pourquoi 5 jours ?

Lorsque le Père Finet demanda à Marthe Robin si les retraites qu’il aurait à prêcher dans les Foyers de charité dureraient 3 jours, Marthe lui répondit : « Non, car en 3 jours on ne change pas une âme. La Sainte Vierge demande 5 jours pleins. » Conformément à cette intuition, la durée du Pélé VTT est fixée à 5 jours. Ainsi on a vraiment le temps de progresser spirituellement. Le pèlerinage permet souvent de vivre une vraie conversion. D’ailleurs, après le Pélé, beaucoup de parents disent : « Que s’est-il passé ? Mon enfant a changé, il va mieux, etc. » Et il n’est pas rare que des jeunes demandent à recevoir le baptême ou la confirmation.

Un Pélé missionnaire adapté à tous les jeunes

Le Pélé VTT est fait pour tous les jeunes, baptisés ou non et accessible à tous. Il vise prioritairement l’évangélisation des ados de 11-15 ans. À l’inscription, chaque participant signe la « Charte du pèlerin » dans laquelle il s’engage à participer à toutes les activités et à respecter l’esprit du Pélé. Peu importe le « niveau de départ », l’important c’est d’avancer vers le Seigneur. Le Pélé VTT permet à chaque jeune de progresser :

  • Un jeune non-baptisé ou non-croyant qui est d’abord venu pour faire du vélo avec ses copains peut découvrir la foi catholique et rencontrer le Seigneur pour la première fois.
  • Un ado qui en a marre de suivre ses parents à la Messe peut renouer avec le Seigneur dans le contexte d’une aventure fraternelle, d’un camp joyeux, où il est facile de recevoir le sacrement de réconciliation.
  • Un jeune qui est déjà convaincu dans sa foi peut devenir missionnaire en invitant ses amis non-croyants au Pélé VTT et peut continuer à progresser en faisant l’effort de se lever avant les autres pour aller à la Messe matinale ou en participant à la Liturgie des Heures.

La courbe de progression

Au Pélé VTT, peu importe le « niveau » de départ. L’important, c’est la croissance. Le « dosage » spirituel est progressif et adapté à tous :

Une pédagogie complète

Au fil des ans, le Pélé VTT a acquis une grande expérience. Sa pédagogie repose sur quelques points-clés qui font toute sa richesse et sa particularité. En voici quelques-uns.

100 sucettes à gagner chaque jour

Chaque jour, les pédalants doivent répondre à des « question spi ». Ces questions se basent sur les mystères du Rosaire (un par jour). Pour trouver les réponses, les jeunes sont guidés par l’ABS qui pédale avec eux. Le lendemain matin, l’équipe qui a le mieux répondu aux questions gagne 100 sucettes ! C’est un moyen simple pour une première annonce de la foi par le jeu.

Des gars, des filles

Les équipes de pédalants (11-15 ans) sont composées soit de garçons, soit de filles. À cet âge-là, il est bon de tisser des liens d’amitié avec des amis du même sexe et de pouvoir se construire soi-même sans avoir le souci de plaire. Le staff (16-17 ans) est mixte. Ces distinctions (coéducation et non pas mixité) et ces étapes sont des moyens pour grandir en connaissance de soi et pour apprendre la chasteté.

Jamais sans mon T-Shirt

Le T-Shirt permet de savoir qui appartient au camp. Il doit être respecté (on n’écrit pas dessus) et porté en permanence par-dessus tout le reste, même quand il pleut. C’est un signe d’unité, un habit simple et décent dont on peut être fier. Revêtir son T-Shirt, c’est s’engager.

Les boulets sont nos trésors

Le soir du jour 1, chaque équipe a découvert qu’elle contient un « boulet » : un jeune qui a plus de mal que les autres à pédaler. Alors, les boulets deviennent les trésors : l’équipe doit désormais se mettre à son rythme et s’organiser pour l’aider. La cohésion se bâtit sur l’attention au plus faible.

La roue de la croissance spirituelle

La pédagogie spirituelle du Pélé VTT peut être représentée sous la forme d’une roue de VTT.

Au centre : le pédalant, car il est au cœur du Pélé VTT. La roue permet de faire du chemin : elle représente la croissance spirituelle du pédalant. Les rayons sont tous importants : s’il en manque, la roue est voilée et on gaspille ses forces. Ils représentent les 10 moyens principaux de la pédagogie spirituelle :

  1. une dizaine de chapelet chaque jour en méditant un mystère du Rosaire
  2. des questions spirituelles chaque jour à voir en équipe
  3. 10 minutes de silence (oraison) chaque jour dans une église ou dans la nature
  4. la découverte de la vie du saint patron de l’équipe
  5. la présence des ABS dans les équipes
  6. la prière du matin au rassemblement
  7. les bénédicités avant les repas du midi et du soir
  8. l’office des complies tous ensemble avant la nuit
  9. la Messe commune à tous une fois dans le camp (jour 3 ou jour 5), proposée à tous les autres jours
  10. au sommet du camp, la veillée adoration et confessions (jour 4)

La grâce de l’ABS

Les ABS ont consacré leur vie à Dieu ou se préparent à le faire : séminaristes, religieux et religieuses, prêtres. Ce ne sont pas des animateurs. Ils n’ont pas la responsabilité des jeunes ni de la logistique du camp. Ils sont là pour prier : ils prient ensemble l’intégralité de la Liturgie des Heures et ont le temps de faire oraison. Et pour témoigner : la proximité des séminaristes avec les jeunes est une grâce qui suscite souvent des questions vocationnelles chez les jeunes. C’est la grâce des séminaristes et des autres ABS.

1 pour 12, 12 pour 1

Le premier jour, les pédalants (11-15 ans) se répartissent librement en équipes de 12. Placée sous la responsabilité de deux animateurs, chaque équipe a son identité propre : saint patron, foulard, cri d’équipe. C’est l’unité de vie pour toutes les activités du camp. Les repas sont toujours pris en équipe. Ainsi chaque jeune a sa place dans un cadre à taille humaine. Il est accepté comme il est et peut s’ouvrir aux autres en tissant des liens fraternels.